La démocratie qui désespère les peuples.
ps-lisleendodon | 11 décembre 2008Personne ne doute un instant de la fragilité de nos sociétés.
Ce qui se passe en Grèce, ce qui s’est passé en France, le montre. L’Europe peut vite basculer dans le désordre. Il y a peut être une solution pour mettre un terme à la non représentation d’une partie du peuple en France (En dehors du principe classique de la représentation à la proportionnelle). Cela, passe par un changement majeur de nos institutions. Le PS n’a pas été extrêmement créatif dit on, permettez à un militant d’essayer de l’être.
Le peuple ne sait plus à quel saint se vouer. Il ne croit plus à la sincérité des politiques, encore moins des partis ,de droite comme de gauche.
J’écoutais ce matin Marie Georges Buffet, sans la voir, et j’avais l’impression d’entendre mon parti socialiste. Toujours le problème des ego des leaders, toujours la recherche du modèle miracle qui n’arrive pas. L’idée ici comme au PS a même été évoquée, celle de changer le nom du parti .Pensez donc, la solution miracle pour rasséréner le peuple. On est vraiment à court d’idée.
A droite, disons le parti de gouvernement, c’est l’autre partition classique. Le mot reforme à toutes les sauces, les myriades de votes à l’assemblée obtenus par des élus au garde à vous devant le président roi, et la confiscations des médias surtout publiques, pour expliquer au peuple qu’on ne peut faire mieux comme politique. Que la faute est due à la conjoncture et aux américains, mais aussi à la gauche de Mitterrand et de Jospin. Juste une petite omission, celle de rappeler que la droite est bien au pouvoir depuis 1995 pour régler les problèmes de sécurité, évoqués en préambule.
La France est coupée en deux avec un différentiel de 2% à 3% qui oscille en alternance dissymétrique pour donner la majorité à l’un des deux camps, droite et gauche. La droite gagne les élections présidentielles plus souvent.
De Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing, Mitterrand, Chirac, Sarkozy. C’est une évidence, c’est bien le monde du capital qui oriente le plus souvent la destinée de notre peuple. Le différentiel de 2 ou 3% qui permet les victoires d’un coté comme de l’autre est un crève cœur dans l’histoire électorale. Imaginez cette infime différence qui permet à une moitie des français d’être satisfaite et à l’autre de demeurer dans le mal être, voire le désespoir quand l’alternance ne vient pas.
A charge également contre ce modèle d’élection l’énergie perdue à chaque échéance, les mauvaises lois adoptées,voire démagogiques dans l’optique de gagner les élections futures .Ajoutez à cela les dégradations de la fonction politique par les candidats pour atteindre leurs objectifs personnels.
Puisqu’en France il y a une bipolarisation politique qui me parait avoir atteint sa maturité, je propose une nouvelle façon de comprendre la démocratie, pour satisfaire tous les citoyens.
Une alternance automatique droite gauche tous les 5 ans, pour l’élection présidentielle. Les français auraient à choisir le meilleur candidat d’un seul camp, ce qui permettrait une décision mieux partagée par les électeurs.
Le gouvernement constitué serait soit de majorité présidentielle soit de cohabitation. Il y a les pours et les contres de la cohabitation, mais à y regarder de prêt les résultats de gouvernement n’ont pas été si négatifs que ça.
Et puis les français prendront la mesure de cette alternance équitable et feront le meilleur choix. Je dis cela avec confiance car tous les électeurs sauront qu’ils sont ou seront représentés dans une décennie. C’est un repère nouveau pour imaginer le lendemain. Aujourd’hui on n’en a pas.
Les avantages que l’on peut imaginer, c’est d’abord une rotation des élus, ce qui mettra fin aux éternelles querelles des « éléphants ».
Ensuite l’orientation, en dehors de toute hypocrisie, inexorable vers deux philosophies politiques. La droite et la gauche. Nous allons économiser du temps électoral, par rapport à nos querelles récurrentes, pour de la gauche un peu plus à gauche ou à droite, à plus ou moins quelques degrés .Le même débat est à droite. C’est de la politique politicienne, en regard des désastres qui sont devant nous. La conséquence de cette simplification de la représentation équitable des citoyens est la place laissée au vrai travail, dans la sérénité, des élus
Reste un problème à résoudre. Le réflexe, parfois idéologique, des deux camps au pouvoir à revenir sur des lois votées par l’autre camp. (Pour un différentiel de 2 ou 3%, quel gâchis)
Pour éviter cela, une solution serait de changer la règle de la majorité lors des votes à l’assemblée. Une loi doit être solidement validée. Une majorité à 65 % devrait la pérenniser
Manuel Navarro


